Comment relancer le 7eme art au Cameroun : les cineastes proposent des stratégies

Voici les propositions faites pendant l’atelier tenu à Buea dans le Sud-Ouest Cameroun du 31 août au 2 septembre 2016.

Fermeture des salles de projection, manque de financement et de formation ; tels sont les caractéristiques du cinéma camerounais. Durant trois jours et à l’initiative du ministère des arts et de la culture, acteurs, réalisateurs, techniciens et producteurs locaux se sont réunis en ateliers pour repenser la politique du 7ème art « made in Cameroon ».

Au panel, des cinéastes de renom. A l’instar des réalisateurs Bassek ba Kobhio, Jean Pierre Bekolo, Gérard Désiré Nguélé, Waa Nken Musi. Et la liste ne saurait être exhaustive. Durant les travaux chaque participant s’attelait de proposer une stratégie. Pour le promoteur du festival Ecrans Noirs Bassek ba Kobhio l’accent doit être mis  le financement du cinéma.

Quant à celui qu’on nomme ; l’enfant terrible du Cameroun Jean Pierre Bekolo sa réflexion est plutôt axée sur la politique de réinvention du cinéma. Le réalisateur de « Quartier Mozart » a aussi mis l’accent sur le bienfondé d’une structuration de la production et la création d’une base de données pour toutes les œuvres cinématographiques. En citant les 3 sources de financement du cinéma dont le public, le privé et l’institutionnel, Remi Atangana a regretté qu’aucune ne s’attèle au 7e  art. Gérard Désiré Nguélé, réalisateur de « Bonne nouvelle » suggère de mettre l’accent sur les productions de qualité. Plus explicitement,  pour lui, les réalisateurs devraient prendre l’exemple des courts métrages camerounais qui sont de haute facture.

Au sortir des travaux, 16 points seront adoptés. Ils constitueront les chantiers sur lesquels les acteurs du secteur cinématographique, le privé et l’Etat devront travailler en vue de la relance du cinéma au Cameroun.